200 jobs saisonniers à pourvoir d’urgence dans le Biterrois : “Tout le monde galère pour recruter”

Alors qu’un record se profile, les établissements peinent à compléter leurs effectifs. Conséquence : 200 emplois seraient à pourvoir d’urgence dans les stations balnéaires du littoral biterrois.

En marge de cette période estivale, il n’est pas rare de voir “recherche des vendeurs, même inexpérimentés” sur les comptoirs de commerces du littoral.

Et si les vagues de monde déferlent déjà, notamment à Valras-Plage, à Sérignan ou à Agde chaque week-end, les cellules de curriculum vitae de saisonniers mettent en place plus de temps.

Y compris en ce qui concerne ceux qui sont habitués à faire les saisons hiver et été. Une d’entre elle, dans un camping de Vendres, seule au service toute la matinée, soupire : ‘C’est terrible. D’année en année, cela ne s’améliore pas, en station de ski comme à la mer.”

Un des exemples criant de ce déficit de demandes d’emploi saisonnier : le job dating au palais des congrès du Cap-d’Agde, le 5 mai dernier. Jonathan Gimbert, président de l’association des commerçants valrassiens et gérant des magasins “Why not”, “n’avait jamais vu ça”.

Un effet boule de neige pour les vignerons en vue des vendanges

La viticulture est le secteur d’activité qui propose le plus de projets de recrutement (1 130), selon pôle emploi, dans le bassin de Béziers. Et même si le recrutement débute seulement dans les caves coopératives, le début de la saison des vendanges ne commençant pas avant le 15 août, le secteur ne devrait pas dérogergle à la rè “Tout le monde galère”constate fatalement Guillaume Bonzon, à la tête de la cave coopérative Alma Cersius de Portiragnes.

Habitué à employeur une vingtaine de personnes entre le 15 août et le 15 octobre, Guillaume Bonzon explique les difficultés à venir par un effet boule de neige. “Si les restaurateurs notamment peinent à avoir du monde et à trouver des saisonniers qui ont l’habitude de vivre des saisons, cela veut dire que nous ne récupérerons pas ces personnes qui, chaque année termé une une este les vi les savenés.”

Au domaine de Montmarin, à Montblanc, “nous faisons appel à des agences d’intérim car sinon, nous n’avons personne. Puis dans notre région, il n’y a pas de contrat spécifique à la tâche comme en Champagne. Et pourtant, cela tient beaucoup de personnels.”

“Le Covid a créé des paresseux”

“Il y a cinq ans, il y avait la queue à nos stands pendant quatre heures”regrette le commerçant. Alors que là, nous avons eu seulement sept entretiens. La conséquence est qu’en moyenne il y a 200 emplois à pourvoir d’urgence dans nos stations balnéaires. Et le sentiment qui règne chez les commerçants, c’est que la société et le Covid ont créé des paresseux. Pendant deux ans les jeunes sont peu sortis, donc cet été ils veulent en profiter et ne pensent plus au travail.”

Pour tenter de pallier ce problème qui commence à cristalliser la colère, les professionnels tentent de s’adapter. Soit par de meilleurs salaires, soit en se réinventant.

“Des salaires à 15 ou 17 euros de l’heure”

“Il y a des restaurateurs qui proposent des salaires à 15 ou 17 euros de l’heure pour récupérer du monde. D’autres changent de concept comme un de mes confrères qui va encore faire de la vente de glaces plutôt que de la restauration parce que ” c’est plus simple de recruterexpose tristement Jonathan Gimbert, déployé aussi à Vias, Agde, et Béziers. À titre personnel, je suis obligé de proposer des contrats de 39 heures plutôt que plusieurs petits de 25 heures.

Et pourtant, cet été 2022 pourrait être “un des plus beaux crus”. Les dernières vacances de Pâques laissent présager du positif avec des “nocturnes” de commerçants précoces et des taux de remplissages élevés dans les établissements de plein air.

“Aucune stabilité”

À la Maison du travail saisonnier (MTS) d’Agde, qui fait souvent office d’intermédiaire entre les demandes et les offres d’emploi, “on voit que les choses se sont dégradées depuis l’été dernier”.

Pascal Pintre, directeur général de l’agglomération Hérault Méditerranée constate des difficultés depuis la dernière saison et qui se répètent cette année. “Nous essayons d’accompagner tout le monde avec des actions coup de poing”explique-t-il. Et il est possible qu’en juin nous fassions une sorte de job dating in situ, spécial camping puis maraîchage pour continuer à répondre à la situation d’urgence.”

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