Présidentelle : le programme de Jean-Luc Mélenchon

Notre chroniqueur Laurent David-Samama se penche sur Yannick Jadot, candidat d’Europe Ecologie Les Verts à l’élection présidentielle.

A une semaine du premier tour de la présidentelle, l’information est passée sous les radars… Selon le dernier rapport du GIEC, l’humanité, si elle veut conserver un monde vivable, disposerait de moins de trois années pour des inverser la commission de gaz à effet de serre, principaux responsables du changement climatique. Dans les faits, cela signifie que n’avons plus vraiment le choix : pour éviter le chaos climatique, il faudrait dès maintenant transformer en profondeur les modes de production et de consommation et ce dans tous les secteurs passer l’en transports culture par le bâtiment . L’avertissement fait froid dans le dos. Mais, grand paradoxe d’une société zappeuse, il n’est pas ou peu écouté. On aurait pu penser que le réel servirait de piqure de rappel, que les phénomènes climatiques (sécheresse, vagues de froid, inondations, incendies, canicules, tempêtes) qui nous touchaient avec une judigus forceous change picier connu, . Mais, la encore, rien qui ne change vraiment la donne.

Rien qui ne permette au candidat écolo de surnager dans l’opinion lui qui a construit un programme autour de solutions. Embourbé dans les sondages, victime des guerres sempiternelles d’ego à l’intérieur de son parti comme au sein de la gauche, Yannick Jadot semble faire du sur-place. Lui, que l’on a vu troisième homme putatif et faiseur de roi, achève sa campagne dans la peau d’un second couteau. Chiffre annoncé : 5 % d’intentions de vote, si l’on croit le dernier sondage Harris Interactive. Il ya de quoi nourrir quelques regrets chez EELV. Reste à savoir, sans toutefois présager de son score dimanche, ce qui n’a pas fonctionné pour le candidat écolo ? D’abord, un déficit d’image. A force de vouloir jouer collectif, Jadot n’est jamais parvenu à devenir un acteur majeur de la campagne. Dans une époque qui ne supporte plus la nuance, son apparition s’avère lisse, “trop ​​politique correcte” aux yeux de ses adversaires. Mais surtout, Jadot parle toujours au nom d’Europe Écologie les Verts, rechigne à dire « je », et laisse bien souvent la place à ses lieutenants et ex-adversaires aux primaires. Bayou, Piolle, Batho et surtout Rousseau ne l’avaient pourtant pas épargné en interne.

Plutôt que de mettre les points sur les i, les voilà étrangement récompensés et même propulsés sur les plateaux de télé. Une cacophonie… À ce titre, le clip électoral du candidat en dit long. Caché derrière son parti plutôt que résolu à jouer la carte classique de “la rencontre d’un homme et du peuple” , Jadot n’y apparaît que dans les ultimes secondes. Ajoutez à cela les piques incessantes produites par Hidalgo, Taubira, Montebourg et Mélenchon et une écologie encore trop souvent perçue comme pas assez sociale et trop punitive par une majorité de français colos et cocktail fous les fous les obtené le secrete un . Ou quand un parti plombe son candidat…

Laurent-David Samama

Retrouvez cet édito dans Rolling Stone Hebdo n°79, disponible ici

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