Jobs d’été : nos sept conseils pour décrocher un emploi saisonnier dans le Boulonnais

Les restaurateurs du Boulonnais peinent toujours à recruter

On parle souvent de la pénurie de candidats qui touchent certains secteurs d’activité comme la restauration, et pas seulement l’été. Faut-il revaloriser les salaires pour attirer plus de candidats ? Nous avons posé la question aux restaurateurs de Boulogne et de Wimereux. Verdict : plutôt contre. Certains, comme Chez Jules à Boulogne, estiment que la majoration (jusqu’à 50%) des heures supplémentaires non récupérées constituent déjà un gain sur la fiche de paie, qui s’ajoute parfois à des avantages en nature (repas offres).

Sans expérience

D’autres invoquent des finances trop « justes » pour revaloriser les salaires. C’est aussi parfois le manque d’expérience des candidats qui ne justifient pas, selon nos interlocuteurs, une rémunération supérieure au SMIC. « Des CV, on en reçoitpose Frédéric Barbe, le patron du Sable Rouge à Wimereux. Mais les candidats n’ont pas d’expérience. Ou, le service en salle est un vrai métier et les clients ne nous font pas de cadeau. Au moindre faux pas, on se prend un mauvais avis en ligne. »

Frédéric Barbe, patron du Sable rouge à Wimereux, a commandé des trottinettes pour faciliter la vie de ses salariés.

Inventivité

Alors à défaut d’augmenter les salaires, certains mécènes assouplissent les conditions de travail pour tenter de séduire de nouveaux candidats. Dans le restaurant de Frédéric Barbe, « le personnel ne fait plus de double service : soit il travaille le midi, soit le soir, mais pas les deux ». Le patron a aussi commandé des trottinettes pour les salariés venant travailler en voiture. Une façon de leur éviter de tourner en rond pour trouver une place de parking. Mais ça ne suffit pas, selon le patron du Café de la mairie. « Le monde change et aujourd’hui, les gens trouvent d’autres moyens de gagner leur vie. Sur la tenue de moins en moins ! »

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