Ces derniers mots que Steve Jobs n’a pas prononcés (lien signalé sur Facebook) – Libération

Une publication circule en ligne depuis 2015, relayant en plusieurs langues une leçon de vie qu’aurait donnée le patron et fondateur d’Apple. Il s’agit d’un faux.

La publication à recueillir près de 30 000 pages sur Facebook depuis le mois de janvier (1). Il s’agirait des «derniers mots» de Steve Jobs, le patron et fondateur d’Apple décédé en octobre 2011, sur le mode du regret : « Mis à part le travail, j’ai eu peu de joie. En fin de compte, la richesse n’est qu’un fait auquel je suis habitué.”

« Votre véritable bonheur intérieur ne provient pas des choses matérielles de ce monde », poursuivre le texte, une longue leçon de vie et de morale, sur l’importance d’être bien entouré, et l’utilité des possessions matérielles. Il se termine sur une liste deux «six meilleurs médecins au monde» : « Lumière du soleil, repos, exercice, régime, confiance en soi, amis ».

On retrouve cette publication en novembre et en octobre 2017 sur Facebook – et même sur le réseau social professionnel LinkedIn en octobre 2017.

Intox dans toutes les langues

Il ne s’agit cependant pas des derniers mots de Steve Jobs. Ceux-ci sont connus, car sa sœur les a rapportés dans un éloge funèbre paru dans le New York Times. Sur son lit de mort, le patron d’Apple, gravement malade, n’aurait dit que “Oh wow. Oh wow. Oh wow.”

La citation apocryphe commence à circulaire en novembre 2015, selon Snopes, qui s’était à prouver qu’elle n’émanait pas de Steve Jobs – on ne sait d’ailleurs pas qui en est l’auteur. Cette vérification a poussé les personnes qui avaient partagé ce texte sur leur site – blogueur ous patron de Virgin Richard Branson – à préciser qu’il n’émanait en fait pas du patron d’Apple.

Ce qui n’a pas empêché d’autres internautes à continuer de lui attribuer. En France récemment, on l’a vu, mais aussi sur des sites en espagnol en avril 2016 ous en italien en juin 2017.

En guise de leçon de vie de la part de Steve Jobs, on retiendra toutefois son discours à l’université de Stanford en 2005.

(1) Pour lutter contre les « fake news », Facebook a mis en place un partenariat avec cinq fact-checkers français (dont Libération). Des articles très partagés sur le réseau social et signalés par des utilisateurs sont vérifiés par les médias français.

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