Les conseils post-mortem de Steve Jobs pour réussir

Le fondateur d’Apple a contribué à révolutionner de nombreux univers. Dans un essai instructif et efficace, Hervé Bommelaer a répertorié 30 “talents” de Steve Jobs qui devaient nous inspirer au quotidien.

Son ombre plane encore sur les « keynotes » de la marque à la pomme et dans les conférences du monde entier, tant Steve Jobs aura inspiré le monde entrepreneurial. Quelques années après sa mort, rien n’a d’ailleurs changé : dans toutes les conférences et autres séminaires, on brandit ses « citations inspirantes » qui sont censées appuyer telle ou telle idée. On le prend comme exemple dans de multiples univers : l’informatique (évidemment), la musique, le film d’animation, la distribution, le storytelling…

Dans le livre Trouver un emploi grâce aux conseils de Steve Jobs – 30 idées pour décoller, publié aux éditions Eyrolles, Hervé Bommelaer, spécialiste du réseautage, détaille avec malice trente « talents » de Steve Jobs qui l’ont aidé à mener l’ensemble de sa carrière, et qui peuvent’er chacun d’eux. Pour chercher un travail et pour poursuivre son chemin !

• Apprendre (et chercher) à bien se connaître. Trouver ses aspirations et sa voie n’est pas choisie aisée. Cela ne tombe pas du ciel. Pour trouver la sienne, Steve Jobs a expérimenté toutes sortes de choses, dès l’adolescence : voyager en Inde, essayer le jeûne, adopter différents régimes alimentaires, décider de ne plus se laver, abandonner ses études la jouerer, é graph vidéo, ramasser des pommes… Il en est arrivé à cette conclusion, très simple : « Il faut découvrir ce que l’on aime. La seule manière de faire du bon travail est d’aimer ce que l’on fait. Si vous n’avez pas encore trouvé, continuez de chercher. Et ne baissez pas les bras jusqu’à ce que vous ayez trouvé. Il n’est jamais trop tard pour faire un « check-up » professionnel, et entamer cette réflexion. Il existe par ailleurs de nombreux « tests » pour mieux se connaître : le MBTI (Myers-Briggs Type Indicator), le Golden, le Sosie, le Predom, l’EQ2.0, le Shape ou le Drive.

• S’entourer des meilleurs et ne pas rester seul. Steve Jobs n’aurait pas pu avoir une vie professionnelle si démesurée s’il avait agi seul : il a toujours su s’entourer des meilleurs dans leurs domaines respectifs. Apple ne serait ainsi jamais né sans Steve Wozniak, génie qui a conçu le premier ordinateur personnel… Jobs – qui n’était par ailleurs pas tendre en management – avait un objectif : éviter la propagation des « nuls ». Il estimait d’ailleurs que les individus se divisaient en deux parties distinctes : les éclairés et les démeurés. Excessif? Sûrement. Mais cela montre que pour avoir une vie professionnelle épanouie et stimulante, il faut s’entourer des meilleurs mentors possibles. Fuyez les «mauvais» qui ne vous apporteront rien et qui ne vous apporteront rien. Inspirez-vous des gens positifs et volontaires qui réussissent. Et qui ont une vision.

• Réseautage ou Ne fonctionne pas. Steve Jobs était un as du réseau, dans le bon sens du terme. Selon son biographe Brent Schlender, «Steve avait un talent extraordinaire pour se créer un réseau. Il n’avait aucun scrupule pour appeler n’importe qui afin d’obtenir de l’aide ou des renseignements. “Il sillonnait inlassablement le Réseau d’experts de la Silicon Valley, enchaînant coups de fil et rendez-vous”. Dès ses premières années chez Apple, il a réussi à se faire recevoir par les meilleurs entrepreneurs de l’époque : David Packard (HP), Andy Grove (Intel), Edwind Land (Polaroid) et Charley Sporck (fondateur de la Silicon Valley) . Les emplois aimait rencontrer des personnalités fortes dont les idées le dépassaient. Il s’en nourrissait. C’est ainsi qu’il s’est créé un réseau inouï. Sans cette appétence pour le réseau, vous prenez le risque de faire du « sur place », et ce, même si vous êtes très talentueux dans votre domaine ! Autre leçon : réseauter via les réseaux sociaux ne suffit pas. Il faut rencontrer les personnes en face-à-face.

• Conte de fils de travail. Durant toute sa vie, Steve Jobs a été particulièrement méticuleux sur ce point. Il était convaincu de l’importance stratégique d’une communication impeccable. Dès son plus jeune âge, il a compris qu’une bonne histoire bien ficelée pouvait capter l’attention de ses interlocuteurs et les convaincre. Adepte des formules «chocs», qui restent en mémoire, ses présentations n’étaient jamais improvisées. Jobs considérait que les meilleures idées du monde n’étaient rien si leur présentation ne passionnait pas le public. C’est pour cette raison que ce virtuose de la com’ fait de chaque lancement de produit l’équivalent d’une révolution. Et ça marche : aujourd’hui encore, les « keynotes » d’Apple sont retransmises en direct par de nombreux médias. Pour autant, aucune d’entre elles n’a changé la face du monde. «Je compends que l’on peut aimer la discrétion, mais personnellement, je suis plutôt du genre big-bang», disait-il. L’un de ses proches coopérateurs, Bob Borchers, a confessé il y a quelques années : « S’il ya une chose que j’ai appris de lui et qui me sert encore, c’est que la meilleure manière de transmettre un message est de le rendre clair, concis et de le répéter.

• Avoir une petite dose de paranoïa. Le patron d’Intel Andy Grove a publié un livre intitulé Seuls les paranoïaques survivent, en 1994. Une vision que partageait Steve Jobs : “Je ne laisserai personne percer le secret de cette magie parce que je ne veux pas que l’on nous copie”, disait-il à propos d’Apple. Lui qui prônait le pillage d’idées chez les autres détestait l’idée qu’on le copie ! Les emplois considéraient que les entreprises qui ne comprenaient pas la culture du secret se mettaient toutes seules en péril. C’est ainsi qu’Apple est restée une entreprise aussi secrète que la CIA. Un ancien d’Apple se souvient de cette phrase que son patron avait prononcée à la fin d’une réunion : “Si la moindre information fuite de cette réunion, les responsables ne seront pas seulement renvoyés, mais également pour tosuivis justice nos avocats pourraient imaginer. ” On ne badine pas avec le secret : dans son bureau, Jobs avait mis en évidence cette célèbre affiche de la Seconde Guerre mondiale où il est écrit : “Des lèvres lâches pourraient couler des navires.” Traduire : ne pas tenir sa langue fait torpiller les bateaux. Ne parlez jamais de vos « projets » en cours ! Et n’oubliez pas qu’un secret devient rapidement une information publique…

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