Job étudiant : cinq conseils pour concilier un emploi avec ses études

Vous avez besoin ou envie de travailler à côté de vos études ? Attention, fixez-vous comme objectif de trouver un emploi adapté à vos études qui ne nuise pas (ou pas trop) à votre réussite de ces dernières. Job étudiant, mode d’emploi.

Travailler à côté de ses études est devenu monnaie courante dans la vie universitaire. Plus de 40 % des étudiants exerçant une activité rémunérée à côté de leur “métier” d’étudiant. Travailler pour financer ses études relève tantôt d’une nécessité, tantôt du soucis de construire tôt son parcours professionnel ou de mettre du beurre dans les épinards pour sorties et loisirs. Cette vie sociale participe à la réussite des études.

Néanmoins, la concurrence entrepreneur job étudiant et études peut rallonger le parcours académique voire conduire à des décrochages. L’Etudiant vous livre cinq pistes pour éviter de sacrifier vos études à votre emploi.

1. Prendre un job étudiant sur le campus

Vous pouvez vous mettre en quête d’un travail au sein de votre établissement (université, école…) ou de votre CROUS. Vous travaillez à la bibliothèque universitaire, ou vous ferez du soutien informatique, ou encore vous accueillerez les nouveaux étudiants, ferez du tutorat, de l’animation ou de la promotion de l’offre de formation à la fac. Avantage de la formule de ces jobs étudiants : vous perdez peu de temps dans les transports et restez dans l’univers de l’enseignement supérieur.

Deux bémols toutefois. D’abord les postes sont rares. Selon la dernière étude de l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), seuls 1,4 % des étudiants qui travaillent sont employés par leur établissement (ou les CROUS) et exercent leur emploi sur leur lieu d’études. Ensuite, les établissements publics d’enseignement supérieur (écoles, universités…) sont des employeurs qui payent tard.

Selon un rapport officiel de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation et de la recherche (IGAENR) remis à la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur l’emploi étudiant, les étudiants salariés par leurs établissements universitaires sont payés en moyenne avec deux mois de retard… voire plus ! “Et la situation était déjà la même en 2011”, déplorent les auteurs du rapport.

Lire aussi

2. Privilégier les employeurs “student friendly”

À cause de ces délais de paiement trop tardifs, beaucoup d’étudiants préfèrent prendre un emploi à l’extérieur de leur établissement : certes il sera plus concurrent de leurs études mais il sére plus rapid sére.

Certaines entreprises ont de bonnes pratiques et tiennent compte des contraintes spécifiques aux étudiants. Monoprix dans la grande distribution proposent des contrats dédiés aux étudiants : des CDI ou CDD à temps partiel de 6 heures à 16 heures par semaine. Vous travaillez, par exemple, 6 heures le dimanche matin au rayon poissonnerie de 7h00 à 13h00. Disneyland Paris proposent aussi des contrats (serveurs, réceptionniste etc.) de 16h00 en CDI le week-end.

Explorez aussi la piste des entreprises de garde d’enfants qui peut adapter les missions à vos contraintes d’emploi du temps : vous trouverez à la rentrée de nombreuses offres sur L’Etudiant.fr rubrique jobs-stages-emplois.

D’une manière générale, une fois votre emploi du temps disponible, privilégiez les jobs ou il n’y a pas de conflit d’agenda avec vos études, qui doivent rester votre priorité.

Lire aussi

3. Se fixer une limite d’heures hebdomadaires

Sauf nécessité absolue ne prenez pas un emploi trop prenant, que ce soit en nombre d’heures mais aussi en intensité physique et nerveuse. Dans plus de 90 % des cas, votre travail sera alimentaire, autrement dit sans lien direct avec vos études. Le temps que vous y consacrerez sera donc “volé” à votre temps de repos, de loisirs ou pire à votre temps d’études ou de travail personnel.

Fixez-vous des limites. Même si vous prenez un emploi inférieur à un mi-temps moins de six mois durant l’année universitaire, il concurrence vos études. Un emploi exerçant plus de six mois par an et supérieur à un mi-temps entre directement en conflit avec vos études. C’est le cas de 3% des étudiants qui travaillent.

Au-delà de 16 heures par semaine, vous prenez un très gros risque et remettez en cause votre réussite académique. C’est affaire de mesure : travailler un peu favoriser la réussite universitaire car cela vous apprend à vous organiser et articuler le temps entre vos différentes activités (cours, travail personnel, loisirs, travail rémunéré). Travailler beaucoup devient en revanche préjudiciable aux études.

4. Bannir le job étudiant en première année d’études supérieures

Si vous êtes bachelier et découvrez l’université, évitez de prendre un job étudiant. Vous aurez sans doute du temps libre, plus que vos camarades en classes préparatoires aux grandes écoles mais résisterez à la tentation.

Même si vous en avez envie, même si les emplois sont plus nombreux et faciles à trouver en cette rentrée 2021 que l’année dernière, vous arrivez du lycée, vous découvrez la fac ou l’enseignement supérieur, la marche est haute. Il y a beaucoup de nouvelles choses à apprendre.

Mieux vaut se consacrer à temps plein au métier d’étudiant en première année : vous devez prendre vos marques, vous accoutumer à de nouvelles méthodes de travail et au rythme de l’enseignement supérieur. Attendez d’être en 2e ou 3e année pour envisager de prendre un emploi à côté de vos études.

Lire aussi

5. Se rappeler que votre premier emploi, c’est étudier

Gardez toujours le sens des priorités. Durant vos études supérieures, votre métier principal est d’étudier. Vous investissez sur vous-même et votre avenir. C’est le meilleur placement que vous pourriez faire. Consacrez l’essentiel de votre temps de cerveau disponible à votre travail étudiant, pas au travail salarié.

Un autre piège menace les jeunes qui donnent satisfaction dans leur boulot : l’employeur content de vous peut vous proposer de travailler davantage, de monter en responsabilités. Accéder à sa demande, c’est mettre le doigt dans un engrenage : vous risquez de devenir dans votre tête plus salarié qu’étudiant.

Vous risquez alors de mettre plus longtemps à finir vos études, de compromettre votre réussite aux examens voire de décrocher des études. Si vous devez faire un choix, lâchez votre travail. Le travail est comme un ballon de foot : il rebondira toujours !

Leave a Comment