David Bowie. Andy Warhol. Qu’as-tu besoin de plus? / Bizarre

Basquiat

Bienvenue à Screen Gems, notre week-end de plongée dans les titres queer et adjacents au queer du passé qui méritent une montre ou une re-regarde.

Le joyau caché : Basquiat

Le peintre devenu réalisateur Julian Schnabel a fait des débuts prometteurs avec ce film de 1996 qui a annoncé la carrière de Jeffrey Wight en tant qu’acteur de personnage fiable.

Basquiat, comme son titre l’indique, raconte la vie et la carrière du pop/graffiti Jean-Michel Basquiat. Basquiat, bien sûr, est devenu l’un des peintres les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle. L’artiste a également eu une longue association avec Andy Warhol (joué ici par David Bowie), et même daté Madone (ils auraient rompu parce qu’elle a atterri sur la couverture de Gens, et il se sentait plus talentueux qu’elle) avant sa mort soudaine en 1988.

Au cours du film (et de la carrière de l’artiste), il se débat dans ses relations avec les femmes, avec un monde de l’art raciste et avec une dépendance à l’héroïne. Warhol parvient à ancrer l’ego fragile et les tendances autodestructrices de Basquiat, bien qu’après la propre mort de Warhol en 1987, l’inévitable spirale descendante commence.

Wright et Bowie donnent tous deux de splendides performances ici, ce dernier canalisant la disposition distante de Warhol et (comme révélé dans Les journaux d’Andy Warhol), son propre mélange d’insécurité et de penchant calculateur pour la publicité. Cela aide probablement que Warhol et Bowie étaient amis dans la vraie vie; l’acteur porte même l’une des perruques personnelles de Warhol. Wright, de même, aurait dû décrocher une nomination aux Oscars pour son travail. D’ailleurs, Bowie devrait en faire autant.

Le sens de Schnabel en tant que visualiste se manifeste ici, photographiant le film dans des couleurs vives proches des œuvres de Basquiat. Il a également un sens étrange pour les acteurs : Christopher Walken, Courtney Love, Tatum O’Neal, Parker Posey et Gary Oldman apparaissent tous dans le film, le tout dans des virages mémorables.

Tout comme avec Les journaux d’Andy Warhol, Basquiat lève le voile sur un homme doué de génie artistique, et sur l’insécurité inhérente au talent. Si un cerveau de génie brûle à blanc, comment ce génie peut-il jamais ne pas être tué? Pas étonnant que tant d’artistes se tournent vers la substance et l’autodestruction. Sinon, comment pourraient-ils avoir un moment de paix ?

Nous recommandons Basquiat pour ses performances remarquables et pour ses observations astucieuses sur l’esprit d’un grand artiste. Jean-Michel Basquiat peint des figures abstraites, aux couleurs vives et intègre le langage et les chiffres à son œuvre. Après avoir vu ce film, nous avons une idée de pourquoi.

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